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Conférence Anna Théodoridès : Partir ou rester à Polis

A conference in French by Anna Théodoridès concerning Constantinopolitan Rums following the 6th and 7th of September 1955.


Anna Théodoridès s’est attelée à la préparation d’un doctorat en sociologie, à l’École de Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, sous la direction de Hamit Bozarslan, sous un titre évocateur :
Survivre en contexte minoritaire : une étude sociologique des résistances des Grecs d’Istanbul (Rûms polites) au lendemain des émeutes de la nuit du 6 au 7 septembre 1955, à Istanbul.

Un tel sujet portant à Istanbul (Πόλις) sur « la survie en contexte minoritaire » impliquait de longues enquêtes auprès des populations concernées à la suite d’un événement tragique, c’est-à-dire une approche comparative des constructions mémorielles des Rûms d’Istanbul, principale cible du pogrom de la nuit du 6 au 7 septembre 1955, ce qui a conduit notre chercheuse à résider successivement à Istanbul, à Athènes et à Thessalonique.

Partir ou rester à Polis : La survie des Grecs d’Istanbul au lendemain des violences de la nuit du 6 au 7 septembre 1955.


Ces sinistres événements que nous appelons communément Τα Σεπτεμβριανά, eux-mêmes alimentés par l’épineuse question de fond chypriote (le sort de l’île se jouant, au même moment, à Londres), furieux pillages spoliations et massacres auraient été déclenchés par l’attentat, jamais vraiment élucidé, de la maison natale de Mustapha Kemal à Salonique. Leur déchaînement est surtout une illustration supplémentaire d’une politique d’ingénierie démographique qui porte un nom : la purification ethnique, périodiquement mise en œuvre par la Turquie.


Au lendemain de ces émeutes et des catastrophes qui s’ensuivirent, la population rum de Constantinople dut affronter un dilemme pour le moins cornélien : rester ou partir. Ceux qui choisirent de rester durent adopter des stratégies et des comportements de survie en milieu particulièrement hostile. C’est en s’appuyant sur de minutieuses recherches ethnographiques que A. Th. nous montre comment, au lendemain de cette nuit tragique, les Grecs d’Istanbul se sont mobilisés, quels comportements ont-ils dû adopter pour préserver leur unité, leur identité, leur singularité, bref leur ancrage dans l’histoire cosmopolite d’Istanbul.

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